Commentaire sur les recommandations pour une stratégie du CIO en matière de droits de l'homme

Centre pour le sport et les droits de l'homme

En 2019, le Comité international olympique (CIO) a chargé le prince Zeid Ra'ad Al Hussein, ancien haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, et Rachel Davis, vice-présidente de l'organisation à but non lucratif des entreprises et des droits de l'homme Shift, d'élaborer des recommandations. pour la stratégie des droits de l'homme prévue par le CIO. Leurs recommandations ont été soumises en mars 2020 et en décembre, le CIO a publié le rapport tant attendu, intitulé Recommandations pour une stratégie du CIO en matière de droits de l'homme.

Ce document ambitieux et complet propose non seulement une feuille de route pour le parcours du CIO dans le domaine des droits de l'homme, mais sera probablement étudié de près par d'autres fédérations internationales à mesure qu'elles élaboreront leurs propres engagements. Le rapport a donc le potentiel d'influencer le secteur du sport dans son ensemble et mérite un examen et un examen minutieux.

Le rapport a été bien accueilli par les parties prenantes impliquées dans les discussions sur le sport et les droits de l'homme, et ses recommandations auront certainement un impact positif pour de nombreuses personnes impliquées dans le sport, à condition qu'elles soient adoptées et mises en œuvre. Nous espérons que cela se produira rapidement, car le moment choisi ne sera peut-être jamais aussi urgent que maintenant.

Dans un an, les Jeux Olympiques d'hiver de 2022 à Pékin devraient commencer. Les Jeux Olympiques de cet été à Tokyo et à Beijing 2022 sont des occasions importantes pour le CIO de démontrer son engagement à mettre en œuvre ces recommandations. Les groupes de défense des droits humains ont exprimé de vives inquiétudes concernant la pratique des châtiments corporels dans le sport au Japon (la pratique du «Taibatsu»), ainsi que des inquiétudes quant aux violations généralisées des droits humains en Chine. Dans une lettre récente adressée au CIO, Human Rights Watch détaille de nombreuses préoccupations concernant les Jeux en Chine, notamment le manque de liberté des médias et des préoccupations concernant le travail forcé dans les chaînes d'approvisionnement, et l'exhorte à procéder immédiatement à une évaluation détaillée des risques pour les droits humains. S'attaquer à ces préoccupations, conformément aux recommandations du rapport, est l'occasion pour le CIO de démontrer sans équivoque son engagement à respecter les violations des droits de l'homme et à renforcer sa crédibilité essentielle auprès des principales parties prenantes.

Mais quelles sont certaines des recommandations critiques du rapport de la COI et quels sont les défis à relever pour une mise en œuvre efficace? Comment les autres acteurs pourraient-ils offrir un soutien le plus efficacement? Ces questions sont examinées ci-dessous, parallèlement aux travaux pertinents déjà entrepris par le Centre pour le sport et les droits de l'homme (CSHR).

Recommandation 1: Articuler les responsabilités du CIO en matière de droits de l'homme

Le rapport recommande que, pour que le CIO s'acquitte de sa responsabilité de respecter les droits de l'homme, il doit clairement définir ses responsabilités en matière de droits de l'homme. est. Les normes des Nations Unies, y compris les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme (UNGP), le précisent: (a) sa responsabilité découle de son lien avec les impacts sur les droits de l'homme et ne se limite pas aux impacts qu'elle provoque ou auxquels elle contribue; (b) les risques devraient être hiérarchisés en fonction de la gravité ou des risques pour les personnes, et (c) les normes internationalement reconnues en matière de droits de l'homme s'appliquent. L'étendue de la responsabilité repose sur l'existence d'un lien avec le mal et la nature de ce lien, et en tant que tel, le CIO a la responsabilité d'utiliser son influence.

Une fois articulées, les recommandations du rapport couvrent comment intégrer la responsabilité et l'engagement du CIO envers les droits de l'homme, y compris par des amendements à la Charte olympique, couvrant le rôle et la mission du CIO, de ses comités nationaux olympiques membres et, éventuellement, des fédérations internationales de sport (FI). Ce travail serait aidé par le nouveau Comité consultatif des droits de l'homme du CIO.

Son périmètre de responsabilité défini, le rapport recommande au CIO de préciser ses responsabilités à travers un engagement politique respecter les droits de l'homme, avec l'aide de son futur comité consultatif des droits de l'homme et en consultation avec les parties prenantes externes. Un examen approfondi de la façon dont cet engagement est respecté dans tous les documents de base devrait ensuite suivre. Cela comprend, de manière importante, le Code d'éthique, où l'engagement envers les droits de l'homme peut être intégré dans les normes de bonne gouvernance (par exemple, dans le traitement des conflits d'intérêts, l'éligibilité des titulaires de charge, les mesures de responsabilité des membres et des fonctionnaires et l'amélioration de la transparence) .

En d'autres termes, en incorporant les droits de l'homme dans tous ses principaux documents de gouvernance, le CIO veillerait à ce que toutes les parties concernées comprennent les attentes, sachent comment soulever des préoccupations et comprennent les conséquences susceptibles de découler de toute violation.

Cette recommandation est la première étape cruciale que le CIO et toutes les fédérations sportives doivent franchir pour garantir le respect des droits de l'homme. Voici une importance particulière:

  • Intégrer le respect des droits de l'homme dans les documents de base: Les statuts et codes d'éthique de toutes les fédérations sportives sont des documents essentiels et un engagement significatif en faveur des droits de l'homme doit y être intégré. Les recommandations appellent également le CIO à intégrer les droits de l'homme dans d'autres documents clés tels que les Principes universels de base de bonne gouvernance du Mouvement olympique et sportif et la Déclaration des droits et responsabilités des athlètes. Nous ajouterions à cette liste toutes les règles et règlements régissant le Mouvement olympique ainsi que les exigences de candidature pour accueillir les Jeux Olympiques, y compris les Jeux Olympiques de la Jeunesse.
  • Veiller à ce que la responsabilité du CIO en matière de droits de l'homme s'étend aux trois sphères d'influence: En tant que propriétaire des Jeux Olympiques et chef du Mouvement olympique, pour que son engagement envers les droits de l'homme soit significatif, il doit couvrir ces trois domaines. Il en va de même pour les fédérations sportives mondiales - dans de nombreux cas, les fédérations sont les gardiennes de leur sport, que ce soit au niveau national, régional ou international, et le respect des droits de l'homme doit être intégré tout au long des opérations.

Le lien critique entre la bonne gouvernance et la mise en œuvre effective des droits de l'homme doit également être souligné et les guides de la CSHR tels que Défendre les droits de l'homme dans la gouvernance des organismes sportifs peut être utile dans ce contexte. Pour soutenir davantage les fédérations sportives dans leur mise en œuvre des engagements et des politiques en matière de droits humains, la CSHR publiera en 2021 un modèle de politique des droits humains éclairée par la consultation d'un certain nombre de fédérations internationales.

Recommandation 2: Intégrer le respect des droits de l'homme dans l'organisation

Le rapport recommande que le CIO intègre plus profondément les préoccupations relatives aux droits de l'homme dans la structure et la culture de l'organisation. À un niveau élevé, cela commence par traduire l'engagement des droits de l'homme de manière significative dans le travail quotidien des membres de l'organisation. Les droits de l'homme ne doivent pas être traités comme un complément, mais comme une question centrale et cohérente qui traverse tout ce qu'une organisation fait. L'intégration des engagements en matière de droits de l'homme dans les documents de base appuiera cela.

Plus fondamentalement, il est essentiel de garantir des ressources dédiées aux droits de l'homme avec le soutien de la haute direction et le pouvoir de prendre les décisions nécessaires pour garantir la mise en œuvre effective des engagements en matière de droits de l'homme dans toute organisation. En outre, de nombreuses organisations s'efforcent d'intégrer les questions relatives aux droits de l'homme dans un travail plus large sur la durabilité, par exemple. Il est de plus en plus important de relier ces deux domaines plus étroitement dans la pratique, d'autant plus que les comités d'organisation locaux sont plus conscients de leurs responsabilités en termes de durabilité et que la stratégie de durabilité du CIO fait déjà référence à des domaines clés des droits de l'homme, notamment les droits du travail et l'approvisionnement durable. En outre, la formation et le soutien sont essentiels pour le CIO et les autres fédérations sportives afin de s'assurer que le personnel est équipé pour faire face aux problèmes des droits de l'homme. Comprendre comment le respect des droits de l'homme doit être intégré dans les fonctions quotidiennes de l'organisation est essentiel pour respecter correctement les engagements.

Voici une importance particulière:

  • Intégrer les droits de l'homme au sein de l'organisation: Le rapport recommande que le CIO nomme un responsable principal des droits de l'homme pour travailler avec un comité consultatif indépendant des droits de l'homme. Il encourage le responsable des droits de l'homme à convoquer un groupe de pilotage interfonctionnel des domaines de l'organisation, y compris le développement durable, l'éthique et la conformité et juridique, entre autres, et à éventuellement se replier dans d'autres domaines de l'organisation, y compris le travail sur le genre et la prévention du harcèlement et abus dans le sport. Ceci est important pour garantir que l'approche du CIO en matière de droits de l'homme est intégrée dans toute l'organisation.
  • Renforcer la confiance du personnel: Le rapport fait référence à l'inconfort des employés à s'engager sur des sujets relatifs aux droits de l'homme. Il est important de résoudre ce problème car tout le personnel doit comprendre comment les engagements de l'organisation en matière de droits humains sont liés à son travail et qu'il dispose de la formation, des outils et des incitations pour agir en conséquence. Aucune fédération sportive ne peut s'engager et supposer que le personnel saura comment le mettre en œuvre. Cela nécessite une formation et un leadership fort de la part du sommet.
  • Garantir le pouvoir de prendre des décisions critiques: Il est important de recommander au responsable des droits de l'homme de jouer un rôle de premier plan au sein du CIO et de siéger éventuellement au conseil d'administration. Cela donne à ce rôle le pouvoir de prendre des décisions difficiles et rapides - ce qui est essentiel à une approche efficace des droits de l'homme. Tout aussi important, cela envoie un signal fort que le CIO est sérieux dans la prise de son engagement en faveur des droits de l'homme au sein de l'organisation au plus haut niveau.

Notre propre travail en cours à la CSHR traite de la façon dont les questions de droits de l'homme peuvent avoir un impact sur diverses fonctions dans le monde du sport, y compris la gouvernance, la radiodiffusion, le parrainage, les événements, les droits des athlètes et la protection. Ces conversations et les outils qui en résultent et les actions associées peuvent servir de point de départ utile pour comprendre comment les droits de l'homme se croisent avec les différents rôles au sein des fédérations sportives et à quoi peuvent ressembler les différents problèmes et réponses liés aux risques liés aux droits de l'homme pour chaque département.

Recommandation 3: Identifier et traiter les risques pour les droits de l'homme

Le rapport recommande que le CIO identifie et traite mieux ses risques pour les droits de l'homme. L'essentiel de ce travail à ce jour a été lié aux Jeux Olympiques, et notamment aux exigences opérationnelles qui ont été approuvées en 2018 - qui doivent entrer en vigueur pour la première fois avec Paris 2024. Le rapport met également en évidence l'engagement des parties prenantes en tant qu'élément critique de processus de diligence raisonnable des droits, en particulier en ce qui concerne les athlètes et la voix des athlètes.

La diligence raisonnable en matière de droits humains est essentielle pour comprendre et gérer les risques. Ceci est particulièrement important au cours de l'année prochaine, car le CIO doit relever des défis avant Beijing 2022. Historiquement, le CIO a souligné que les Jeux Olympiques sont de la responsabilité exclusive du gouvernement hôte et du COL, et que l'organisation d'un événement dans un certain le pays ne doit pas être lié à la politique d’un pays. Les recommandations offrent l'occasion de revoir cette position, qui ne reflète plus les vues de nombreuses parties prenantes clés qui reconnaissent que les violations graves des droits de l'homme ne peuvent être ignorées sous les auspices de la neutralité politique. Cela est également vrai pour les événements qui se déroulent avant l'entrée en vigueur des exigences opérationnelles, y compris Tokyo 2020 et Beijing 2022. Cela s'applique également à tous les organismes sportifs et où ils choisissent d'accueillir leurs principaux événements et championnats du monde. L'importance de s'engager avec ceux qui peuvent être affectés par les politiques ou les opérations de l'organisation est une recommandation clé supplémentaire du rapport qui renforce l'idée que tous les points de vue doivent être pris en considération pour reconnaître l'intersectionnalité de nombreuses violations des droits de l'homme. Les UNGP et les normes d'engagement des parties prenantes AA1000 sont des guides utiles sur la manière de mener de tels processus et étaient des exigences dans le processus de candidature pour la Coupe du monde de la FIFA 2026.

Les éléments suivants sont particulièrement pertinents:

  • Renforcer la diligence raisonnable en matière de droits de l'homme, en particulier pour les prochains Jeux non liés par de nouvelles exigences opérationnelles: Beijing 2022 et Sénégal 2026 sont deux événements où des évaluations des risques pour les droits humains doivent être menées. Pour que la stratégie des droits de l'homme du CIO ait du sens, elle doit atténuer les risques à l'horizon.
  • Tirer parti des partenariats: le CIO doit soutenir la diligence raisonnable en matière de droits de l'homme dans les partenariats avec les sponsors, les diffuseurs et les achats, ainsi que dans les relations avec les villes candidates et hôtes et d'autres entités du Mouvement olympique. Le CIO devrait mener sa propre diligence raisonnable sur les partenaires potentiels et actuels, comme stipulé par les PNUD, mais devrait également être prêt à offrir un soutien et des capacités aux processus de diligence raisonnable des partenaires en matière de droits de l'homme, par exemple avec les villes candidates qui devraient se conformer aux normes relatives aux droits de l’homme.
  • S'assurer que les groupes affectés éclairent la diligence raisonnable: Ceux qui sont ou pourraient être touchés par les activités des trois domaines d'influence du CIO doivent être consultés dans le cadre de l'engagement des parties prenantes dans le cadre d'un solide processus de diligence raisonnable. Cela est particulièrement vrai pour les athlètes - la principale partie prenante du CIO.

Un nouveau groupe de travail CSHR rassemble un éventail d'intervenants pour discuter et prendre des mesures conjointes sur ces questions. Le CSHR a effectué des évaluations des risques pour un certain nombre d'événements majeurs à venir, y compris les événements olympiques à venir, et est donc bien placé pour soutenir les organisations qui cherchent à identifier et à gérer leurs risques les plus saillants. CSHR Guide des risques liés au temps des jeux, est conçu pour soutenir une évaluation et une atténuation rapides des risques au fur et à mesure que des problèmes surviennent.

Recommandation 4: Suivi et communication des progrès

La surveillance est un élément essentiel de la diligence raisonnable en matière de droits humains pour toute organisation - sans elle, les politiques ou engagements pris ne sont pas pertinents. Afin de savoir si les efforts du CIO en matière de droits de l'homme sont efficaces, le rapport indique clairement que d'autres actions sont nécessaires pour suivre ses progrès et communiquer avec les parties prenantes au sujet de ses efforts. La communication autour des droits de l'homme est une pierre angulaire de l'engagement des parties prenantes. Le CIO a la possibilité de présenter d'urgence un plan d'engagement pour Beijing 2022, y compris une évaluation des risques identifiés et des plans pour faire face à ces risques. Nous saurons bientôt s'ils choisissent de relever ce défi, et le Centre est bien placé pour les aider s'ils le font.

Les éléments suivants sont particulièrement pertinents:

  • Renforcement des capacités et affectation des ressources au suivi de la mise en œuvre: Les politiques et engagements en matière de droits de l'homme doivent s'accompagner d'un suivi et d'une évaluation transparents de leur efficacité et de leur impact.
  • Renforcer la communication autour des droits de l'homme: Le CIO accomplit déjà un travail directement lié aux droits de l'homme, notamment à travers sa fonction de durabilité. Cela dit, une évaluation plus complète des risques pour les droits de l'homme est absolument nécessaire, en particulier pour les événements à venir.

Recommandation 5: Renforcer l'écosystème des remèdes dans le sport

Enfin, le rapport formule des recommandations d’une importance cruciale concernant l’accès à un recours pour les personnes dont les droits ont été lésés. Remedy, en tant que troisième pilier des PNUD, est essentiel pour honorer efficacement les engagements en matière de droits de l'homme. Il est souvent considéré comme l’aspect le plus difficile d’une stratégie des droits de l’homme à mettre en œuvre, il est donc essentiel de bien faire. Le rapport recommande que le CIO se concentre sur l'utilisation de son influence pour renforcer l'accès aux recours au sein de l'écosystème sportif au sens large, notant que le CIO "se trouve au sommet d'un patchwork de remèdes" - c'est-à-dire qu'il n'y a pas de voie unique et claire pour y remédier. pour les personnes touchées. Cela rend difficile de comprendre comment les individus peuvent faire valoir leurs droits et demander réparation en cas de préjudice. Cela est en grande partie dû au fait que les mécanismes existants dans le sport ont tendance à être conçus pour lutter contre les menaces à l'intégrité du sport, et non pour lutter contre les violations des droits de l'homme, et par conséquent, nombre d'entre eux ne sont pas adaptés. Cela est vrai non seulement pour les mécanismes sportifs plus larges, mais aussi pour les mécanismes de réclamation du CIO. Le renforcement de cet écosystème signifie que le CIO doit utiliser son influence et impliquer tous les acteurs concernés, y compris le CAS.

Il est essentiel que toutes les parties prenantes potentiellement touchées sachent comment accéder aux mécanismes de réclamation et qu'il existe des processus clairs et transparents. Il faudrait également prendre en considération toute protection ou tout soutien qui pourrait être nécessaire pour les victimes travaillant dans le cadre de processus de règlement des griefs spécifiques.

Les éléments suivants sont particulièrement pertinents:

  • Renforcer l'écosystème des remèdes à travers le Mouvement olympique: Le rapport note que les options de recours existantes ne sont pas toujours disponibles et, là où elles se trouvent, peuvent être difficiles d'accès. En tant que propriétaire du Mouvement olympique, le CIO a un rôle essentiel à jouer dans le renforcement des recours dans tout le sport.
  • Appel à des ressources de recours supplémentaires: L'appel à des ressources supplémentaires, y compris un fonds plus large pour soutenir les groupes touchés en quête de justice, est une recommandation vivement bienvenue. Il s'agit d'un élément essentiel pour garantir le soutien des personnes touchées.
  • Création d'une ligne d'assistance et d'un réseau d'enquêteurs: Le rapport propose ce réseau et demande qu'il soit déclenché par le responsable des droits de l'homme du CIO si nécessaire. Compte tenu des graves lacunes concernant les capacités de rapport et d'enquête des fédérations sportives, cette recommandation est très appréciée.

Conclusion:

Les recommandations formulées dans le rapport sur la stratégie du CIO en matière de droits de l'homme sont essentielles et inévitablement de haut niveau. Beaucoup nécessiteront des plans de mise en œuvre spécifiques - comme la manière dont le CIO cherchera à atténuer les risques pour les droits de l'homme en relation avec Beijing 2022. Si l'engagement de mettre en œuvre ces recommandations exigera à la fois un changement de mentalité et de ressources, nous espérons que le CIO les adoptera comme une partie de son engagement envers ses valeurs sportives et les attentes de plus en plus élevées des athlètes, des supporters, des sponsors et des États.

Le rapport sert également de rappel puissant que le sport doit généralement faire mieux. Comme le note le rapport: «Les États et le système des Nations Unies signalent désormais que les organismes sportifs devront de plus en plus respecter les normes internationales des droits de l'homme s'ils veulent continuer à bénéficier des privilèges de l'autonomie.» Le CIO a la possibilité de faire preuve de leadership en relevant ces défis de front et en mettant en œuvre les changements nécessaires.

Le travail à venir ne sera pas facile, en particulier pour les organisations qui ne disposent pas des ressources du CIO. Chez CSHR, nous continuerons d'élargir notre travail pour soutenir toutes les organisations sportives engagées en faveur des droits humains, y compris avec des conseils et des outils pratiques, et grâce à un dialogue constructif avec tous les acteurs de la communauté croissante du sport et des droits humains. Nous encourageons les autres à parler publiquement de ce parcours afin que nous puissions apprendre ensemble de ces expériences et nous améliorer en tant que secteur.

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